Voici une petite présentation de l'équipe des moins de 17ans du Pérou laissez vos com's
Il y a deux ans, le football péruvien a fait montre de son sérieux et de ses ambitions en organisant la Coupe du Monde U-17 de la FIFA. Certes, les jeunes Incas n'avaient pas passé le premier tour, mais cette expérience avait constitué un tremplin pour ses catégories de jeunes. Aujourd'hui, l'investissement consenti commence à porter ses fruits puisque le Pérou a décroché sa deuxième qualification pour le rendez-vous mondial des U-17. Sur le terrain, cette fois.
Les Jotitas, surnom donné aux protégés de Juan José Oré, ont déchaîné les passions au Pérou avec leur belle prestation dans un tournoi qualificatif qui, entre autres exploits, les a vus battre les Brésiliens. Suite à cette démonstration de courage, les U-17 ont été reçus en héros par des milliers de personnes venues partager leur joie dans les rues. Il est rare que le football engendre de telles démonstrations de joie dans ce pays.
Mais le sport est un éternel recommencement : la joie fait toujours place à de nouveaux objectifs. En Corée, les coéquipiers du génial Reimond Manco chercheront à créer la surprise et à faire mieux qu'en 2005. Pour l'heure, cette équipe semble posséder de solides arguments. Elle n'a pas de complexes, elle est technique et surtout, elle n'a rien à perdre et beaucoup à gagner.
La qualification
Le Pérou a assuré sa place en Corée grâce à sa quatrième place dans le tournoi sud-américain disputé en Equateur. Comme beaucoup d'équipes dans cette catégorie d'âge, elle a payé cher son irrégularité dans le jeu. Brillants vainqueur du Groupe A devant le Brésil, les Péruviens ont dû attendre la dernière journée du mini championnat à six pour décrocher leur qualification.
Au premier tour donc, les jeunes Incas ont exhibé un jeu libéré qui leur a permis de battre le Brésil (2:1) lors de leur première sortie. Cet excellent résultat a été suivi d'une victoire face à la Bolivie (4:1), d'un nul avec l'Equateur (0:0) et d'une défaite contre le Chili (1:3). Suffisant pour accéder à l'hexagonal final, où le Pérou s'est montré moins brillant. Après avoir battu le Venezuela (2:1), les hommes d'Oré se sont compliqués la situation en subissant la vengeance des Brésiliens (0:4) et le jeu bien léché de la Colombie (0:3). Pour finir, ils ont partagé les points avec l'Equateur (2:2) et l'Argentine (1:1), ce qui leur a finalement valu la quatrième place.
En neuf matches, le Pérou a donc enregistré trois victoires, trois nuls et trois défaites, marquant 12 buts et en prenant 16. Il a en tout cas quitté l'Equateur avec une confirmation : Reimond Manco, élu meilleur joueur de la compétition, pourrait lui offrir de grandes satisfactions en Asie.
Le sélectionneur
Même s'il n'a pris ses fonctions que le 29 janvier 2007, Juan José Oré a réussi là où ses collègues échouent depuis 25 ans. Le buteur d'Universitario dans les années 70 est parvenu à qualifier sur le terrain une sélection péruvienne à une compétition de la FIFA, un plaisir auquel le Pérou n'avait plus goûté depuis la Coupe du Monde de la FIFA 1982. Oré a pris la relève de l'Argentin José Luis Pavoni.
Dès sa prise de fonctions, il s'est fixé comme objectif d'alimenter l'évolution du football péruvien à partir des catégories de jeunes. Aussi considère-t-il cette qualification comme un tremplin vers une nouvelle ère pour le football inca : "Je suis sûr que le Pérou va redevenir ce qu'il était en Amérique du Sud", assure-t-il. Son contrat, qui prenait fin le jour même où ses joueurs ont décroché la qualification, a été renouvelé dès son retour au pays.
Le joueur à suivre
S'il est un joueur qui peut aider le Pérou à créer la surprise en Corée, c'est bien Reimond Manco. Meilleur buteur de son équipe avec trois unités à son actif, le jeune attaquant de l'Alianza Lima a aussi été désigné meilleur joueur du championnat d'Amérique du Sud. Né le 23 août 1990 à Lima, Manco a vécu huit ans au Venezuela et a même porté le maillot vinotinto dans une compétition U-15. Cela dit, le jeune homme se considère "à 100 % péruvien, comme toute [sa] famille". Habile, rusé et très efficace à la finition, Manco se voit déjà prédire un avenir dans les grands championnats européens.